La recherche fondamentale
La recherche fondamentale en cancérologie vise à comprendre les mécanismes liés, aboutissant au cancer
Approfondir les connaissances sur le fonctionnement des cellules saines et des cellules cancéreuses est indispensable pour développer de nouvelles approches diagnostiques et des traitements innovants, ou améliorer ceux qui sont déjà disponibles.
En effet, les chercheurs axent leurs recherches sur la biologie du cancer pour comprendre davantage l’oncogenèse, de l’évolution à la propagation sur un ensemble de cellules.
Contrairement à la recherche translationnelle et clinique, la recherche fondamentale est, la plupart du temps, imprévisible en termes de résultats. Mais elle est à la base des progrès à long terme réalisés dans la lutte contre la maladie.
La recherche clinique
Écouter et comprendre pour plus de confort et d’efficacité
Concernant directement le patient, la recherche clinique vise à faire progresser la prise en charge de la maladie.
La recherche clinique se fonde sur des études, des essais cliniques, qui permettent de tester de nouveaux médicaments, de nouvelles indications thérapeutiques, mais également des dispositifs médicaux et des outils de prévention.
La Ligue soutient la réalisation d’une recherche clinique indépendante afin d’améliorer l’accès à des soins novateurs et de répondre à des questions de santé publique échappant le plus souvent à la logique de l’industrie pharmaceutique.
La recherche épidémiologique
La recherche épidémiologique en cancérologie concerne l’étude du cancer à l’échelle des populations
L’épidémiologie est la discipline scientifique qui étudie les facteurs influant sur l’incidence des maladies et la santé des populations.
Appliquée au domaine du cancer, la recherche épidémiologique permet l’identification des facteurs d’origine environnementale, comportementale, professionnelle ou encore génétique, susceptibles d’influer sur la survenue de la maladie.
La recherche épidémiologique en cancérologie s’appuie sur l’analyse de bases de données existantes (registres du cancer, données de mortalité, etc.) ou sur le suivi prospectif d’un groupe d’individus, une cohorte.
Les résultats de ces études sont essentiels pour mettre en place des politiques de santé publique visant à prévenir les facteurs de risque et donc à diminuer l’incidence de certains cancers.
La recherche psychosociale
Les sciences humaines et sociales et la lutte contre le Cancer
La prise en charge du cancer et ses conséquences dépassent le cadre de la médecine seule.
- Comment la maladie modifie-t-elle le rapport aux autres ?
- Quel est l’impact psychologique d’un traitement ?
- Quels sont les facteurs non médicaux qui influent sur la qualité de vie ?
- Comment réduire les inégalités face à la maladie ou encore comment rendre plus efficace une campagne incitant au dépistage ?
Répondre à ces questions nécessite une réflexion intégrant la psychologie, la sociologie, l’éthologie (l’étude du comportement), l’anthropologie, l’économie… Soit un ensemble de disciplines regroupées sous l’intitulé de Sciences Humaines et Sociales (SHS).
La mobilisation des SHS dans le domaine de la lutte contre le cancer est encore relativement récente.
Toutefois, nous savons aujourd’hui que l’élaboration de politiques de prévention et de dépistage efficaces nécessite une compréhension fine des conséquences individuelles et sociales de la maladie.
Ainsi, l’évaluation et l’intégration de déterminants mettant en lumière une qualité de vie pour répondre de façon pertinente aux besoins des malades. Les résultats des recherches en SHS peuvent se concrétiser sous la forme de modèles et d’outils permettant une prise en charge améliorée des patients et de leurs proches.